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L'excellence en mouvement

Quelques questions après les attentats de Paris

Par Gilles SERPRY le
Gilles SERPRY
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Nov 18 dans News 0 commentaires

Les attentats du 13 novembre2015, à Paris, sont odieux et ils nous touchent tous. Nous réalisons tous que des familles sont en deuil, des blessés souffrent et voient leurs vies bouleversées. Au mois d’octobre, dans le monde, il y a eu une quinzaine d’attentats qui ont fait de nombreuses victimes. En novembre il y a eu 2 attentats meurtriers : au Liban et en France. Pour l’ensemble de l’année 2015, on en compte 93 au minimum avec des victimes nombreuses dans divers pays d’Europe, du Moyen Orient et d’Asie.

Une fois l’incrédulité, la colère, la tristesse et les hommages aux victimes passées, l’attention des médias retombée, que restera-t-il de ce drame. Qu’aura-t-il changé dans nos vies ?

Tout d’abord, devons-nous changer quelque-chose à nos vies ? C’est ce que souhaitent les perpétrateurs  de ces attentats. Ils veulent nous faire vivre dans la peur et changer nos vies. La meilleure réponse est sans doute de ne pas céder. Juste faire un peu plus attention autour de nous et réaliser que ces attentat sont spectaculaires mais que le risque d’être victime est bien plus faible que celui d’avoir un accident de la route ou un accident domestique.

Un des facteurs de la terreur sur lequel jouent bien évidemment les terroristes, est le relai de la presse. Ils savent que les médias vont passer en boucle 24 heures sur 24 des informations sur les événements et contribuer notablement au climat d’insécurité. Un conseil que l’on peut donner pour se sentir mieux, est de se déconnecter des médias et de ne prendre de l’information que d’une façon contrôlée – par l’écrit et en évitant de rester connectés en permanence.

L’acte de tuer est odieux et inexcusable, inacceptable et perpétrer un tel acte au nom de Dieu est encore plus impensable. Un certain nombre d’hommes imbus de pouvoir ici-bas, manipulent des personnes, hommes et femmes, pour les amener à mener ces actes de terreur. Comment se fait-il que certains se laissent prendre par ces manipulateurs pervers ? En réalité c’est le résultat de certaines des fractures présentes dans notre société qui est devenue mondialisée par les transports,  les médias et les réseaux.

Les fractures sociales entre les riches et les pauvres, ceux qui sont éduqués et ceux qui n’y ont pas accès, la consommation à excès et les vrais besoins de ceux qui n’ont rien, le matérialisme pur et la spiritualité, la finance et le monde réel des personnes et des biens, l’homme et son développement effréné et la nature etc… Ces fractures touchent certains plus que d’autres et certaines populations qui ont accès à l’information et voient tout ce dont elles sont privées se sentent spoliées. Certains perdent espoir et dans leur faiblesse, sont des proies idéales pour quelques-uns qui y ont vu une source possible de pouvoir appuyé sur un pseudo discours religieux. Et les techniques chères aux sectes – lavage de cerveau, endoctrinement, séparation des proches... – permettent de mettre sous le joug ces personnes faibles. D’autres illuminés ou sociopathes voire psychopathes, s’en servent pour assouvir leurs fantasmes de puissance et de domination sur leurs semblables.

Lorsque nous regardons ce qui se passe et les aspects systémiques des phénomènes terroristes que nous vivons, nous ne pouvons pas faire l’économie d’une réflexion sur nous-même et comment notre société crée les conditions de ces actes extrêmes, de la même façon que nous créons les conditions de crises économiques et financières, de crises écologiques, et d’une vraie crise de leadership aujourd’hui dans le monde.

Certes, prises individuellement, les actions violentes dont nous sommes témoins sont inacceptables et odieuses. Mais prises avec un regard plus large, elles nous renvoient à nous-mêmes et à notre société. Que ferons-nous maintenant ? Pouvons-nous continuer comme avant dans une course en avant qui crée des fractures de plus en plus béantes ? Pouvons-nous continuer à jeter de l’huile sur le feu ?

En ce qui me concerne, je vais adopter les attitudes suivantes :

  •     Continuer de vivre ma vie habituelle,
  •     Méditer pour être totalement présent à ce qui est présent,
  •     Développer mon attention aux autres et notamment les moins proches,
  •     Contribuer à mettre en place de nouveaux comportements, et lutter contre l’exclusion,
  •     Avancer pour mettre en œuvre des approches de design sociétal qui permettent la transformation de notre société vers un modèle plus humain.

 

Je suggére à nos dirigeants politiques de commencer à faire moins de politique spectacle, de gesticulations et de beaux discours dépourvus d’impact pour commencer à entrer dans des actions de refondation de notre société. Ils doivent aussi réfléchir sur les fondements d’une action militaire : plus d’acier dans les chairs contribue-t-il à réduire les fractures du monde ou à les accroître ? Si l’on peut penser que certaines actions urgentes sont nécessaires, qu’entreprennent-ils pour avancer dans la conception d’une nouvelle donne mondiale qui réduira les fractures actuelles ?

Mais ont-ils encore le pouvoir ou le courage d’agir ? Il leur faut sortir des schémas mentaux éculés qui n’offrent aucune solution face à un monde nouveau qui émerge, pour lequel seules de nouvelles solutions peuvent être opérantes ? J’espère qu'ils seront éclairés.

Mots clés : social, fractures, société, ruptures, responsabilité, changer, conseils, réagir, agir, attentats

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  • Tas Fashion

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